FDJ, ce que vous ne savez peut-être pas !

FDJ, ce que vous ne savez peut-être pas !

Si son nom fait rêver tant elle fait miroiter des gains aux montants vertigineux, la FDJ (Française des Jeux) est avant tout une société aux importants bénéfices et dont la stratégie commerciale vise à augmenter constamment son chiffre d’affaires.

Pour atteindre cet objectif, la FDJ compose avec quelques petits secrets que vous ne savez peut-être pas et sur lesquels cet article va tenter de faire la lumière.

FDJ, ce que vous ne savez peut-être pas !

La FDJ, un business toujours aussi lucratif

Si la Française des Jeux s’est grandement développée sur de nouveaux supports avec l’avènement d’Internet et des smartphones, la FDJ doit son succès grâce aux enseignes de proximité, à savoir les buralistes, bars et détaillants de presse, qui délivrent les alléchants tickets à gratter mais également les grilles de loto et de l’EuroMillions ainsi que les paris sportifs.

On y vient pour tenter sa chance sur un jeu de grattage tout en discutant des résultats des matchs du weekend et en partageant un coup à boire. Ces détaillants FDJ sont nombreux en France et leur succès ne se dément pas.

Il est ainsi possible de dénombrer 26 millions de joueurs réguliers en France – soit un adulte sur deux – qui dépensent chaque semaine entre 4 et 8 euros en tickets de jeu à gratter ou en mises aux loteries Loto et EuroMillions.

Certes, le nombre de joueurs a légèrement baissé ces dernières années mais le chiffre d’affaires de la FDJ a lui doublé en 20 ans et continue sa progression annuelle de 5% grâce à l’augmentation de la somme dépensée par les joueurs, souvent séduits par les jeux de grattage.

Paradoxalement, la crise n’est pas étrangère à cette croissance puisqu’une baisse du salaire est souvent accompagnée d’une consommation accrue de jeux de hasard.

La FDJ, une entreprise en constante évolution

Face à ce succès, la FDJ a dû s’adapter pour pouvoir assumer autant de transactions. Elle a ainsi fait construire à Vitrolles un véritable bunker ultra-sécurisé qui abrite son centre informatique où travaillent 300 techniciens et ingénieurs.

A plusieurs mètres sous terre est installé le plus important réseau ADSL de France, capable de gérer 4 milliards de transactions dans l’année et plus de 100 000 euros par minute.

Le siège de la FDJ se situe quant à lui à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. C’est ici que sont accueillis les grands gagnants, qu’ont lieu les tirages du loto et que sont créés les nouveaux jeux.

La FDJ développe en effet une vingtaine de nouveaux jeux chaque année, innovations nécessaires pour conserver une clientèle avide de changements.

La FDJ n’est pas à l’abri des polémiques

Cependant, quelques clients sont très critiques vis-à-vis de la FDJ et plus particulièrement du fonctionnement des jeux de grattage. C’est en particulier le cas de Robert Riblet qui dénonce l’injustice du système depuis plus de 10 ans.

Il a en effet remarqué que les tickets à gratter n’étaient pas véritablement distribués au hasard. Ainsi, selon lui, dans un lot de 50 tickets de la FDJ, il n’y aurait qu’un seul gain supérieur à 20 euros.

Si cet ingénieur de métier a raison, cela pose en effet un vrai problème d’équité car les détaillants pourraient être tentés de dissuader les habitués d’acheter un jeu s’ils savent que le gros gain est déjà tombé ou au contraire, d’acheter eux-mêmes la fin du paquet s’ils savent que le jackpot s’y trouve encore

Cela implique aussi que certains clients vont payer pour être quasi certains de perdre…

Quant aux paris sportifs, la FDJ a également ses détracteurs, notamment des parieurs qui ne seraient pas payés pour le motif « d’erreur manifeste ». Vous en saurez plus sur cet article.

Cash et Amigo, deux réussites de la FDJ

Malgré les accusations de Robert Riblet, la FDJ génère toujours des bénéfices très satisfaisants, portés par quelques jeux phares comme le jeu de grattage Cash et l’Amigo.

Le ticket à gratter Cash repose sur un concept des plus basiques et un visuel tout aussi simple puisqu’il s’agit simplement de gratter des étoiles pour retrouver les numéros gagnants. A la base, c’est un jeu issu des USA !

Le concept efficace et l’assurance d’avoir une chance sur quatre de gagner séduit les joueurs, en témoignent les 400 millions d’unités vendues chaque année, représentant 15% des recettes de la FDJ.

L’Amigo, quant à lui, a remplacé le jeu Rapido dans une formule plus sympathique et beaucoup moins addictive. Le Rapido a en effet connu un succès phénoménal en allant jusqu’à engendrer 25% des bénéfices de la FDJ.

Mais avec ses tirages toutes les 2 minutes 30, il était également particulièrement addictif et a même mené à la création de l’association SOS joueurs venant en aide aux personnes dépendantes aux jeux d’argent.

La FDJ a donc conçu l’Amigo avec l’aide de spécialistes des addictions aux jeux et des joueurs. Les tirages ont dorénavant lieu toutes les cinq minutes et sont entrecoupés de messages préventifs.

La FDJ s’associe de manière générale de plus en plus au combat contre la dépendance aux jeux d’argent, une position assez paradoxale pour un opérateur de jeux de hasard, vous en conviendrez !

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