Les casinos français inquiets : baisse de leurs chiffres d’affaires

Les casinos français inquiets : baisse de leurs chiffres d’affaires

Le Ministère de l’Intérieur a mis en place une nouvelle réglementation pour améliorer la situation économique des casinos terrestres en France.

Les casinos français inquiets : baisse de leurs chiffres d'affaires.

Parmi ces nouvelles mesures, on peut citer celles-ci :

– Autonomie des horaires d’ouverture.

– Ajout de mises supplémentaires pour le blackjack.

– L’autorisation de nouveaux jeux électroniques comme la roulette anglaise.

– L’autorisation du jeu de cartes, la bataille.

– L’autorisation du jeu de dés asiatique, le Sic Bo.

L’autorisation de lotos bingos actuellement en test sur 3 établissements.

Néanmoins, même avec ces nouvelles dispositions, cela n’empêche pas que les établissements de jeux de hasard, en l’occurrence les casinos terrestres français, sont au bord de la d’une tendance extrêmement baissière qui risque de perdurer.

Le cas du Groupe des Casinos Partouche en est un exemple. Celui du Casino d’Enghien, premier casino en terme de chiffre d’affaires en France est un deuxième exemple. Pour la première fois, il a baissé en 2013…

Et la France n’est pas le seul pays où les casinos terrestres sont en baisse. Effectivement, les casinos en Belgique sont aussi dans la déroute de la crise économique.

Depuis 2008, la plupart des cercles de jeux terrestres souffrent d’une diminution de leur affluence et chiffres d’affaires. Malgré les efforts du gouvernement, on a du mal à imaginer le Produit Brut des Jeux remonter en France.

Le produit brut des jeux (PJB) des casinos terrestres français chute

Comme l’a très justement rapporté la semaine dernière un site d’information journalistique spécialisé dans les jeux de hasard, les casinos français souffrent d’une baisse inquiétante de leurs chiffres d’affaires, et ce principalement en raison d’une diminution de leur taux de fréquentation.

Si les causes de ce malaise sont nombreuses, les solutions ont quant à elles du mal à se montrer. Il faut dire que l’année dernière, la totalité des casinos en France a été affectée par une chute du Produit Brut des Jeux de l’ordre de 4%.

En conséquence, les revenus baissent tellement qu’ils ne peuvent même plus s’appuyer sur le léger matelas financiers dont ils disposaient à la veille de la récession financière, probablement l’une des autres raisons majeures de leur manque à gagner.

En effet, la crise économique a impacté le pouvoir d’achat des foyers français. Ceux qui pouvaient se permettre de dépenser leurs économies aux jeu du craps ou de la roulette hier ne peuvent tout bonnement plus le faire aujourd’hui… 

Mais le faible budget des ménages français n’est pas la seule raison de la forte baisse d’affluence des casinos.

En effet, la loi anti-tabac a également fortement freiné l’élan des parieurs : certains d’entre eux ne parviennent toujours pas à dissocier cigarette et jeux de casino.

De plus, les opérateurs n’évoluent pas dans des conditions fiscales avantageuses. Beaucoup trop taxés, ils doivent payer un impôt amplement trop lourd par rapport à la réalité du marché.

Malgré la crise, certains casinos français arrivent à endiguer la baisse

Or, si la situation est globalement inquiétante au sein du marché des jeux de casino terrestres en France, on distinguera certains cas à part.

En effet, de rares établissements arrivent encore à afficher des comptes positifs. Cela est notamment le cas du Casino de Deauville.

En 2013, ce dernier a généré des revenus en hausse de 2% par rapport à l’année précédente. Toutefois, le Casino de Deauville avait accueilli l’European Poker Tour l’année dernière, un événement fortement médiatisé et rémunéré.
 
Dans le sud de la France,  les choses se passent résolument moins bien que dans le Calvados. Ainsi, dans le Var, le Gard et l’Hérault, des régions pourtant très touristiques, les casinos n’arrivent pas à dégager la moindre croissance.

Seule solution pour permettre aux dirigeants d’établissements de jeux de hasard de combler leurs extravagantes pertes : le développement d’activités annexes.

En effet, en organisant des concerts et spectacles, les casinotiers français arrivent pour le moment à réduire leur déficit. Mais pour combien de temps ?

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