Investir dans les jeux vidéo et payez moins d’impôt

Investir dans les jeux vidéo et payez moins d’impôt

Depuis 2007, la loi en faveur du Travail, de l’Emploi et du Pouvoir d’Achat dite « loi TEPA » prévoit un dispositif d’incitation fiscale à l’investissement dans les PME.

Investir dans les jeux vidéo et payez moins d'impôt.

Pensé pour pouvoir soutenir la capitalisation du tissu de PME en France, il a été particulièrement profitable dans le secteur du cinéma et l’audiovisuel puisqu’il a permis de financer de nombreuses œuvres.

Les fonds TEPA pour modifier le modèle économique de l’industrie vidéoludique ?

En moyenne, chaque année, les fonds TEPA parviendraient à lever 800 millions d’euros lorsque l’on prend en compte tous les secteurs de l’économie.

Autrement dit, il est véritablement dommage que les acteurs du jeu vidéo n’en profitent pas alors même qu’ils ont la nécessité de trouver de nouveaux financements.

En effet, l’industrie vidéoludique repose sur une économie très capitalistique. Or, peu de personnes décident d’investir dans les jeux vidéo.

Les producteurs indépendants n’ont donc d’autres choix que de développer les éléments essentiels du jeu avec leurs fonds propres avant de convaincre un éditeur de les accompagner financièrement pour la production et la commercialisation.

Mais ce modèle économique pourrait enfin évoluer à l’avenir. Lors du Videogame Economics Forum d’Angoulême, deux fonds TEPA spécialisés dans le cinéma, ISF Cinéma et 123 Capucines, ont d’ailleurs fait part de leur volonté de diversifier leurs investissements.

Selon eux, l’industrie vidéoludique pourraient offrir de réelles opportunités d’investissement.

Investir dans les jeux vidéo permettrait donc de payer moins d’impôt

Avec des investissements dorénavant orientés vers les jeux vidéo, certains fonds TEPA sont persuadés de pouvoir convaincre de nouveaux ménages.

Il faut effectivement rappeler que ce dispositif d’incitation fiscale permet une réduction de 50% des montants investis sur l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de 18% sur l’impôt sur le revenu.

Autrement dit, les ménages français peuvent investir dans les jeux vidéo pour payer moins d’impôt.

Comme c’est le cas pour les placements d’argent dans le cinéma, il a été décidé que ce type de financements serait réalisé via des sociétés écrans.  C’est alors aux gestionnaires de ces dernières d’investir l’argent dans les projets de jeux qui apparaissent comme les « potentiellement » plus rentables.

Afin d’investir dans les jeux vidéo en maîtrisant le risque, les fonds devront opérer méthodiquement et s’appuyer sur des critères concrets pour faire de bons choix.

Eh oui, pour qu’une réelle opportunité de gains soit envisageable, il faut qu’un jeu ait du potentiel, que son producteur jouisse d’une bonne image dans le milieu et qu’un éditeur ait déjà donné son accord pour accompagner le projet.

Il peut aussi être cohérent de jeter un œil aux résultats commerciaux des précédents jeux produits par un studio…

Pour bien investir dans les jeux vidéo, un bon timing est également indispensable pour espérer en tirer de réels profits. Certaines étapes de la production d’un jeu vidéo permettent effectivement de récupérer son argent avant d’autres financeurs, ce qui est particulièrement intéressant et réduit considérablement le risque de voir son investissement s’envoler en fumée.

Pour leurs grands débuts dans la sphère vidéoludique, ISF Cinéma et 123 Capucines ont ainsi choisi d’investir dans les jeux vidéo Blacksad et Rokh, chacun d’entre eux ayant un véritable potentiel, le premier du fait de la marque de licence sur lequel il s’appuie, le second en raison d’un scénario qui devrait plaire au plus grand nombre sur Steam, la plateforme où il sera commercialisé.

Moyennant un investissement équivalent à 20% du budget du jeu, 123 Capucines disposera en tout cas en priorité des premières recettes d’exploitation.

Démo du jeu Rokh de Darewise Entertainment, financé à 20% par un fonds TEPA

Une déduction fiscale mais pas que pour l’investisseur

Investir dans les jeux vidéo comme dans tout autre type de PME est rarement inné chez les ménages français, et s’il y a bien une raison qui peut les pousser à agir ainsi, c’est assurément la déduction fiscale dont ils pourront bénéficier.

Aussi, parce que c’est avant tout leurs finances qui les intéressent, beaucoup se demandent s’ils récupèreront leur investissement de départ car à quoi bon bénéficier d’un abattement fiscal de 50% si c’est pour perdre l’intégralité de l’argent placé dans un projet de jeu vidéo tout sauf rentable.

Que les contribuables redevables de l’ISF et désireux de découvrir les fonds TEPA se rassurent, investir dans les jeux vidéo peut être très rentable puisque les taux de retour sont proches de l’investissement initial.

Ainsi, la déduction fiscale est vraiment un bénéfice pour leur porte-monnaie. Il faut dire qu’aujourd’hui, un jeu vidéo commercialisé l’est à l’échelle mondiale grâce aux plateformes de téléchargement qui augmentent considérablement les débouchés, que ce soit sur consoles, PC ou sur mobiles.

Mais investir dans les jeux vidéo doit aussi avoir une dimension symbolique. Contribuer à la conduite d’un projet doit avoir du sens comme voir son nom apparaître au générique d’un jeu vidéo, preuve de la pierre apportée à l’édifice.

Aussi, même s’il y a un objectif économique, un tel investissement doit être animé par l’envie de vivre une belle aventure dans l’univers vidéoludique… mais sans manette en mains !

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